MUANDA, TOUJOURS ET ENCORE LOIN D’ETRE
UNE CITE PETROLIERE, COTIERE, OU DE LA FIBRE OPTIQUE,

COMPTE-T-IL DES LEADERS ?
Par Didier VEKA, homme de Lettres&Philosophe - (Edition Août-Sept-Oct 2013)
Posez, svp, le curseur sur l'image pour la légende....
Muanda, la cité pétrolière, cité côtière, cité de la fibre optique, dans la province du Bas-Congo, qui serait un paradis terrestre en République Démocratique du Congo, n’a rien de presqu’égal à une ville pétrolière, côtière ou même source de la Nouvelle Technologie de l’Information et Communication. J’ai visité et bien observé son voisin, le Cabinda, et, j’y ai lu la force et les résultats de la volonté pour une entité qui regorge du pétrole. C’est juste à côté, pour ne pas s’inspirer de lointains.

Cependant, tout dernièrement, du 24 au 30 aout 2013, la société civile de Muanda a organisé et tenu un forum, au cours duquel des participants de divers horizons ont échangé autour d’un objectif principal, à savoir : « mener des études pour raccorder Muanda au Courant électrique d’Inga, pour enfin en finir avec l’usage continuel de générateurs, des groupes électrogènes qui ne résolvent même pas les problèmes d’approvisionnement en énergie électrique ». Tshela en RDC, au Bas-Congo, a bel et bien droit au courant électrique. Mais, tout compte fait, entre Muanda et Tshela, qui contribuerait efficacement au business de la SNEL, Société Nationale d’Electricité ? C’est aussi vrai que Tshela n’a pas d’aéroports que compte Muanda. Bravo !
Et, Surestream, une société pétrolière de forage, qui avait autrefois utilisé +/- 600 agents entre 2006-2010, renseigne-t-on, avait doté Muanda de 3 gigantesques transformateurs, qui, semble-t-il, ont pris malheureusement une direction inconnue. Cette société a d’ailleurs fermé ses portes, sans pourtant qu’on en connaisse clairement les raisons. Et, cette fermeture a jeté au chômage plus d’une famille à Muanda. La Socir, elle, Société de Raffinerie du Congo, s’est finalement réduite en entrepôts, de prestigieuse raffinerie qu’elle était autrefois.

L’on déplore également des cimetières profanés, avec des constructions aux côtés de tombes. Cette pratique de profanation des tombes, devrons-nous nous le dire, va créer beaucoup de problèmes au pays.
"/>
Notre article, que voici, lance et s’interroge sur les leaders que Muanda pourrait-il compter, et qui lutteraient pour son progrès. Le leader, ce n’est pas moi qui l’invente, est le chef de file dont les ambitions et l’activité sont liées à celles du groupe dans le but de satisfaire des objectifs communs. Au fait, c’est le dirigeant, le meneur, diraient les français ! Des Muandais, soit un groupe, soit un individu, se lèveraient, influenceraient la communauté par un dynamisme remarquable qui relèverait le défi de l’excellence. Muanda ne doit pas être éternellement e qu’il est. Voilà ce que l’on peut comprendre de notre interrogation exclamative : Muanda, toujours et encore loin d’être une cité pétrolière, côtière, ou de la fibre optique, compte-t-il des leaders?

Notez que la Cité de Muanda, qui est une zone sablonneuse et qui ne compte pas de rues et de routes asphaltées, pleure encore de la détérioration de l’unique voix macadamisée. C’est la route de Banana à partir du « Square Marie Saku jusqu’au Carrefour Ngoyo». Très bientôt, banana dans Muanda sera coupé de la Cité de Muanda. La route est rongée par les eaux de l’Océan.

Au milieu de toutes ces situations qui fragilisent la vie des populations à Muanda, l’on note en outre le problème d’importation de la main d’œuvre. A côté de ceci, l’utilisation de marins étrangers dans la partie maritime congolaise, dit-on, au lieu de marins locaux qui chôment. C’est aussi le cas dans d’autres entreprises où des postes en principe locaux sont donnés aux Expats.

La desserte en eau pose réellement problème à Muanda. En plus, la REGIDESO ne résout presque pas l’affaire. Elle utiliserait des équipements de la tuyauterie déracinés de Boma et les réinstallerait à Muanda. L’on s’est posé la question de savoir si la cité pétrolière était aussi un dépotoir. Aussi, la tuyauterie qu’a laissée Surestream est replacée à Muanda pour la desserte en eau, sans savoir en quoi avait-elle été utilisée autrefois par celle-ci.
La population de Muanda, ville de la Fibre Optique, est menacée, sans cesse, de têtes d’érosions. La société civile de cette cité prie le gouvernement provincial de traiter ce problème d’érosions.

Il semble que Muanda est déclarée « ville ». Et ce, avec quelles conditions urbaines ?

En plus, les populations de Muanda regrettent l’érection et la présence de postes de péages, de dos d’ânes,  dans le territoire de Muanda, dont les retombées sans impact devraient épauler le FONER, Fonds d’Entretien des Routes, pour la réhabilitation des routes. Routes en terre !

L’opinion se pose d’ailleurs la question de savoir ce que serait la desserte en électricité à Muanda sans l’apport de Perencorep. L’on atteste à Muanda que la SNEL est un enfant gâté, gâté par la Perencorep.

Enfin, l’insécurité s’est amplifiée à Muanda faute de trop de rapatriements, trop de refoulements de Cabinda en Angola. Le Cabinda étant devenu Eldorado pour plus d’un congolais, surtout, diplômés d’universités sans emploi. Face à l’insécurité, et pour la paix de Muandais, la Perenco devrait doter du carburant, non seulement, l’administration du territoire, mais aussi la Police, en vue de patrouilles.

Nous constatons que sur une liste de 209 pays producteurs du pétrole, tous les continents confondus, suivant les données de CIA-World de 2008, la RDC est le 74ème, avec une production pétrolière de 19.960 barils par jour. Curieusement, ce pétrole a pour source et résidence Muanda. Donc, avant que ce pétrole ne se vide un jour, et qu’il n’ait nuit à la santé des populations, l’on devrait quand même, et, également, se soucier de rétrocéder un petit rien à sa provenance, Muanda.

La cité de ce fameux pétrole et de ces romantiques et récréatives plages, Muanda, pour ne pas citer dans le lot la cité de Kisantu, devrait être puissamment et superbement touristique, jusqu’à renflouer les caisses de l’Etat comme, semblerait-il, le font le port de Matadi, le barrage d’Inga ! Mais hélas ! C’est à cette lutte, certes, rude, que devraient s’engager députés, notables, société civile, dirigeants peut-être, tous ceux qui aiment Muanda, et la presse locale.

DU MEME AUTEUR : UNE LETTRE CONGOLAISE DU DEVELOPPEMENT - retour à la page d'accueil
contactez l'auteur, et au besoin, enrichissez l'article : +243998211357 - didierveka@yahoo.fr - Facebook : Didier Veka