DE LA COOPERATION INTER-REGIONALE VERS UN DEVELOPPEMENT DIRECT ET INTEGRAL
DES PROVINCES AFRICAINES PARTANT D'UNE AGRICULTURE MECANISEE ET PLEINEMENT TERRITORIALE
Par Didier VEKA
( Août 2011)


un congolais de la ville de Matadi à Brazzaville, dans le cadre des clubs des marcheurs

De l'Objet :

L’article que voici exprime notre vue sur le développement réel et direct d’une contrée régionale  ou d’une province qui - en partenariat d’avec les autres provinces de tel ou tel autre pays, ou d’avec les investisseurs privés ou indépendants  – devrait provenir droitement d’une agriculture mécanisée, qui s’activerait dans une vision ou programme des cultures vivrières dans tous les territoires de la région, distinctement spécifiées.

En d’autres termes, que d’investisseurs font-ils la ruée sur les provinces africaines, prospectant - en prétendants « maîtres » de développement - des pistes et des opportunités d’investissement en Afrique, en R.D.Congo, ou au Kongo Central qui recherche son relèvement. Il est, cependant, déplorable de constater que ceux-ci ne viennent qu’en touristes, qui après, ne reviennent plus pour investir suivant tout ce qu’ils ont déclaré à la presse locale à l’issu des entretiens leurs accordés par des dirigeants des exécutifs provinciaux.

De façon anticipée, nous attestons que le recadrage de quelques tentatives et initiatives d’investissements vers l’agriculture mécanisée exploitée sur tous les territoires, de manière à définir diversement les cultures dans chacun d’eux conduirait au développement plus direct et intégral. A l’illustration, nous posons :

« si la Province du Kongo central en République Démocratique du Congo compte 10 territoires, l’on programmerait des cultures vivrières distinctes pour chacun d’eux. Tel territoire cultiverait le maïs, par exemple, et tel autre le manioc, et ainsi, diversifié sur tous les dix, et ce, de façon puissamment mécanisée.

Des constats :

Le « monde.fr » a annoncé que la crise financière née à l’été 2007 s’évertue à effondrer le crédit provoquant ainsi un choc alimentaire qui vient déjà d’atteindre plus de 100.000.000 de personnes sur le globe.

Les plus érudits ont écrit : « L’agriculture est le secteur le plus créateur de richesses. D’ailleurs, au Togo, la richesse de plusieurs régions provient d’exportations agricoles, renseigne-t-on. C’est à cet effet que l’Etat togolais attache une importance plus particulière à ce domaine de l’économie qu’est l’agriculture.
Et tous les scientifiques savent que, à la croissance, faudrait-il associer consommation et investissement. D’expression plus simpliste, la pauvreté signifie aussi une absence de consommation, due, certes, à la carence de production. La production provient de l’investissement, note-t-on.

Au constat, face aux terres les plus arables possibles, remarquons un chômage criant de toutes les générations, une inactivité caractérisée, des vies rurales qui s’extravertissent, des sols fertiles, abandonnés au vent chaud devant un climat favorable, une presqu’agriculture faite à la houe, une presque évacuation des productions vivrières sans politique de commercialisation, une pauvreté devant un sol exagérément riche, des tentatives d’investissement drôlement orientées…

Retenons, dans l’ordre des constats,  que l’agriculture, dans le cas de grande exploitation, favorise la création d’un plus nombre d’emplois. 
Un mandat ne s’octroie pas inutilement. Voilà pourquoi un dirigeant, devrons-nous rappeler, vise toujours un changement social puissant tout au long du règne.
L’on aura, suivant notre article, besoin de fonds des investisseurs, vu que la difficulté d’accès à un crédit pour démarrer une activité génératrice de revenu en Afrique, en RDC, au Kongo Central demeure encore.

Si les chinois sont venus s’investir dans le chantier « infrastructures » en RDC,  les provinces pourraient profiter de les  attirer dans le chantier « Relance de l’agriculture ». Sinon, attirer tous les autres « soi disant » investisseurs qui traîneraient à travers le monde.

Des objectifs :

Cet article devrait révolter les provinces africaines ou congolaises, et le Kongo Central en particulier, face aux constats ci hauts évoqués. Non seulement qu’il sera visé, dans nos lignes, la sécurité alimentaire qui réduirait la pauvreté, il sera également question, dans nos écrits, de la création et intensification de l’activité agricole rémunératrice des revenus, dite Agrobusiness, de la relance de la productivité, de la forte impulsion de l’agriculture, de l’amélioration de l’expérience agricole, de la participation populaire et du réveil agricole, nées de l’intérêt général, des séminaires, conférences, ateliers et colloques qui accompagneraient, et en plus, le professionnalisme dans l’agriculture qui en résulterait.

En effet, nous nous attelons à libérer une autre approche de l’exploitation agricole, une gamme plus ou moins détaillée d’actions à mener, conçues pour aligner tout le monde, pour lutter contre la famine, pour créer les emplois, et ainsi créer le richesse, la classe moyenne.

De la coopération privée ou interrégionale :
C’est cette entente, cette alliance tissée sans question de diplomatie internationale. Il s’agit, en effet, des régions qui s’entendent à s’entraider dans un partenariat de développement direct. C’est également une coopération des investisseurs privés d’une autre région ou d’un autre pays qui viennent investir dans une province donnée, avec des acteurs trouvés sur place, hommes d’affaires, organisations non gouvernementales ou propriétaires terriens, ou le pouvoir local, dans le cadre des affaires privées qui profiteraient, et à l’investisseur, et à la communauté.

 

Du développement direct et intégral :

Développer directement et intégralement n’est rien d’autre que changer positivement des conditions de vie qui affecteraient toute une population, et ce, véritablement, et non pas, du genre de slogans ou des génériques. C’est plutôt un réel impact, vécu comme c’est le cas et l’expérience des agriculteurs sénégalais, togolais, sud-africains, et pour un exemple le plus connu de l’histoire de l’agriculture développée, citons les chinois.

De l’agriculture mécanisée :

La mécanisation n’est pas seulement cette automatisation qui prévoit la dotation des équipements agricoles motorisés, mais également une fixation des objectifs de réalisations, à savoir : l’étendue à cultiver, les produits des cultures, l’horaire du travail, le nombre d’employés, les fonds nécessaires pour l’activité, la gestion organisée de l’entreprise, …

Du nouvel encadrement agricole par l’Exécutif Provincial :

Sauf pour excuses ou raisons de fonds qui manqueraient le moins, l’on ne devrait pas, en principe, avoir un ministère provincial de l’agriculture cloitré au bureau vitré et climatisé, signant des documents, contemplant les écrans de tout genre.

C’est un encadreur des enjeux pour la réussite de l’activité agricole. C’est ce ministère qui mettrait en place la politique d’évacuation et de commercialisation des productions vivrières des territoires.

D’ordre des innovations, il serait même le premier acheteur direct des productions locales. Il organiserait, dans les grandes villes des POS (point of sale) comme dit le business management.

Ces points de vente seraient, dans les grands centres, en forme de supermarchés de la province, à la qualité plus que moderne, au nombre suivant les besoins.

Chaque territoire, sans compter les encadreurs agricoles, l’accompagnement des organismes internationaux d’appui à l’agriculture, aurait également son grand véhicule, ses engins agricoles, son charroi, d’encadrement agricole touchant l’évacuation des produits, le transport des acteurs, la production, etc. C’est à ce niveau qu’on verrait le vrai rôle d’appui de tous ces organismes de soutien, FAO, PNUD, FNUAP, AGRISUD, CARITAS, CRS, et toute leur panoplie.

De cet ordre, les autres ministères ne resteraient pas spectateurs, ne ménageant, dès lors, aucun effort pour l’éclosion ou exploitation de l’agriculture. Les uns par la réhabilitation des routes de dessertes agricoles, les autres par l’organisation, le suivi, la prise en charge ou l’accompagnement de ceci ou de cela. Bref, chacun dans son domaine.

De la volonté, jadis, politique du Kongo Central dans la relance de l’agriculture

De toute façon, le Kongo central, depuis sa nouvelle vision et son programme de 2007, voudrait, en cas de moyens disponibles, créer des conditions susceptibles d’encourager l’initiative privée et mettre en valeur toutes les ressources naturelles de la Province dont 60% de la population (estimée à +/- 2.800.000 habitants) est traditionnellement agricole. L’autorité provinciale voudrait, en cela, stimuler la création des emplois, avons-nous lu dans le programme quinquennal. Ceci implique directement, lisant son projet de société, la réhabilitation des routes des dessertes agricoles.

En plus, le Gouvernement du Congo, avons-nous lu dans la presse, intensifie, au cours de l’exercice budgétaire 2010, la mécanisation agricole, pour laquelle des engins sont en train d’être mis, petit à petit, à la disposition de toutes les provinces de la RDC, dans tous les territoires du Kongo Central, afin d’atteindre l’autosuffisance alimentaire et de réduire ainsi les effets de la crise alimentaire mondiale. C’est ainsi qu’on parle d’une acquisition d’au moins 500 tracteurs agricoles avec leurs pièces connexes.

Et, chaque territoire, après avis des experts, devrait cultiver en pompe, un seul produit qui ferait partie du programme pris en charge par le pouvoir pour sa politique de relance agricole. De dix territoires, on commencerait par dix types des produits vivriers. Prenons le cas du Kongo Central, on suppose, juste à titre d’exemple, ce qui suit :

CULTURES TERRITOIRES

CULTURES
TERRITOIRES
1
maïs
Lukula
2
arachides
Tshela
3
haricots
Seke-Banza
4
manioc
Madimba
5
bananes
Luozi
6
produits maraîchers
Mbanza-Ngungu
7
patates douces et courges
Kasangulu
8
huile de palme
Kimvula
9
soja
Moanda
10
oignons
Songololo

Le Ministère de l’Agriculture, avec des fonds lui dotés, rachèterait toute la grande partie de la production, dans chaque territoire, et la distribuerait dans les grands centres commerciaux choisis.

Ceci conduira à faire de bénéfices, dont une partie des recettes serait réinvestie pour le fonctionnement, l’autre dans l’épargne pour une éventuelle fondation d’une banque agricole, qui aurait, dans chaque territoire, ses coopératives locales ou territoriales.

Notre vision du développement des régions africaines par l’agriculture « new look » ne peut pas se réaliser dans un contexte où le fonds ferait défaut. C’est au pouvoir local et aux investisseurs à mettre en place les moyens nécessaires pour cette « politique agricole new image ».

Aussi, les organisations et associations communautaires locales qui chantent d’œuvrer pour la cause sociale devraient, sans tarder, s’aligner sur la voie de vulgarisation et de campagne dénommée « Une agriculture nouvelle pour un plein développement de nos territoires ». Des investisseurs tant recherchés et attendus n’ont pas fourni le bonheur souhaité. Il serait bon de courir derrière des investisseurs agricoles, des agrobusiness agencies, si jamais on peut les trouver.

L’on devrait constituer des entreprises, des collectifs, des associations d’activités agricoles, et ainsi, se lancer dans le développement d’une agriculture new look.

 

L’on ne parle pas ici des subventions de l’Etat ou du pouvoir local. Il doterait éventuellement de semences et autres encadrements. C’est plutôt l’intervention de ceux qui se prétendent pour investisseurs qui est au besoin. Des potentiels hommes d’affaires d’autres cieux, œuvrant dans l’agrobusiness, sinon, capables de monter des agences commerciales d’activité agricole, dont l’acheteur des productions est déjà préexistant, à savoir : l’Etat en province.

Des autochtones apporteraient des terres, des investisseurs, de leur côté, des engins, des fonds d’ouvrage ou d’exploitation, de l’expertise agricole aussi, de l’esprit de coopération et surtout d’affaires, sans oublier.…

Un partenariat solide encadré par le pouvoir local serait créé pour la composition des business dont le circuit des opérations devrait être plus technique, suivi et puissant, pour un développement direct et intégral…

 

Conclusion :

A ce point, n’ayant pas été très exhaustif, et n’incarnant pas la science du savoir, nous osons croire - en cas d’intérêt manifesté sur notre intervention - que des experts en économie, agronomie, sciences sociales, génie commercial, sciences techniques, et toutes autres

sciences enrichissent ces quelques lignes, en vue de pousser plus loin, et d’apporter plus d’éclairage, plus de contribution à notre façon de voir sur le développement régional partant de l’agrobusiness mené en partenariat des investisseurs véritables.

Didier VEKA
+243 998211357-898561115
didierveka@yahoo.fr
Diplômé de Lettres & Philosophie
Université Kongo, édition Avril 2000.
R.D.Congo

 

Références bibliographiques sur Internet :

1. La commercialisation de produits agricoles au Togo : le café et le cacao, Germain-M. Bertrand.
2. Développement communautaire et économie sociale, par le Regroupement Economique et Social du Sud-ouest, Bilan 2006-2007.
3. Les Enjeux du développement agricole dans le Grand Nord du Cameroun, Actes du Colloque, du 27-31 mai 2002, Garoua, Cameroun.
4. Quelle entreprise agricole pour demain, Jean-Claude Sabin, dans Options Méditerranéenne (France).
5. Formation professionnelle d’entrepreneuriat agricole, Côte d’Ivoire, Acting for Life, novembre 2008.
6. Dynamique d’une économie régionale en développement au sein de la communauté européenne, Philippe Jean-Pierre, 1997.
7. Des Investisseurs chinois lorgnent des terres agricoles, Olivier Bourque, septembre 2009.
8. Programme du Gouvernement provincial du Bas-Congo, Simon Floribert Mbatshi Batshia, mai 2007.
9. Secteurs de l’agriculture, forêt et hydrographie, Anapi.
10. Afrique en ligne, campagne agricole 2009-2010 : Des objectifs ambitieux, M. Coulibaly, in l’Essor n°16473 du 29 juin 2009.
11. L’agriculture chinoise in « La Chine impériale ».
12. La Province de Sayaboury : vers une agriculture respectueuse de son environnement naturel et de son équilibre écologique et social.
13. FAO : Améliorer les services pour les systèmes agro-alimentaires : les politiques de commercialisation agricole ; et Mécanisation agricole, du Département de l’Agriculture et de la protection des consommations.
14. African Development Bank : Etude du secteur agricole (pêche, forêt, élevage, production végétale).
15. L’Europe tend les bras aux investisseurs chinois.
16. L’agriculture, secteur créateur de richesse pour 2010-2015 (papier général) : in Savoir News, la première agence de presse privée du Togo, juillet 2010.
17. Le monde.fr, l’agriculture, richesse des nations (extrait), par Nicolas Baverez, avril 2008.
18. Les conditions d’un développement intégral, in catholique.org, octobre 2006.
19. CSI info 5, Coopération entre les villes partenaires.
20. Toutes les photos sont tirées de l’Internet.

Ministres provinciaux Bas-Congo
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