La Province du Bas-Congo, une des onze provinces de la R.D.C, a une superficie de 53.000 km². Province agricole, du port, du pétrole, du barrage, etc...
COMPTE-RENDU DU Ier CONSEIL DU
GOUVERNEMENT PROVINCIAL DU BAS-CONGO
Jacques Mbadu Nsitu, Gouverneur de Province
Atou Matubuana Nkuluki, Vice-Gouverneur
Thérèse Louise Monique MAMBU NYANGI
Raymond NSUMBU BADIKA
allo!

Le gouvernement provincial a hérité du gouvernement précédent une dette colossale de plus ou moins 50 millions de dollars américains
- Le Conseil des Ministres a fustigé la distribution anarchique et irrégulière des tracteurs agricoles

Le Gouverneur de la Province du Bas-Congo, Jacques Mbadu Nsitu, a présidé le vendredi 19 avril 2013, la première réunion du Conseil des Ministres du gouvernement provincial ce, après l’investiture qui a eu lieu le 13 avril dernier par les Députés Provinciaux.

Au cours de cette 1ère réunion du Conseil des Ministres, il a été inscrit neuf points à l’ordre du jour.  De prime abord, le Gouverneur de Province a, dans sa communication, fait part aux membres du gouvernement d’un certain nombre de recommandations et d’informations. Le Chef de l’Exécutif Provincial a rappelé aux Ministres leurs obligations morales et déontologiques d’engagement patriotique en faveur de la Province, de probité morale, de solidarité et de soutien mutuel pour l’efficacité et la réussite de l’action gouvernementale.

Il a, par ailleurs, informé les Ministres de l’état actuel des finances de la Province, lequel est très serré et préoccupant du fait d’une dette colossale de plus de 50 millions de dollars américains héritée du gouvernement précédent. Enfin, il a fait part aux Ministres des dispositions pratiques arrêtées pour un fonctionnement correct et efficace du gouvernement.

La réunion a concerné également l’examen et l’adoption des arrêtés pris par le gouvernement provincial en vue de leur publication au Journal Officiel de la République Démocratique du Congo. Il s’agit notamment des arrêtés relatifs à la nomination d’une part du personnel du Cabinet, et des arrêtés au fonctionnement du Gouvernement. Ces arrêtés ont été examinés, amendés et approuvés. Le Projet d’Arrêté relatif à l’amélioration du climat des affaires a été passé au peigne fin. Le Conseil a décidé de confier ce dossier à une Commission de Travail pour approfondissement et finalisation. Au cours de cette même séance, le Conseil s’est penché sur le Projet de Budget de la Province pour l’exercice 2013. Après examen et amendements, le Projet d’Edit a été adopté. Il a été arrêté à 257 milliards de francs congolais en recettes et en dépenses.

Le Conseil s’est penché sur l’audition du rapport fait par le Ministre en charge de l’Agriculture concernant la distribution anarchique et irrégulière des tracteurs agricoles. Le Conseil des Ministres a arrêté un certain nombre de mesures pour remettre de l’ordre dans ce secteur. Le Gouvernement provincial a également entendu et examiné les dossiers et exposés par le Ministre en charge des Travaux Publics et Infrastructures. Il s’est agi des contrats de concession de péage et pesage sur la route Matadi-Kinshasa avec l’entreprise SOPECO, du dossier FONER, et du dossier relatif à la réfection du Stade Lumumba.

Anne Marie TSASA MBUZI
Odette GEMA DILOYA
Anselme MBAKU NYIMI
Léonard  FUKA UNZOLA
Maître Bob BAVUIDI BONAZEBI
Elie NGOMA BINDA PHAMBU
Florian MASAKI ZEMBELE FOLODI
Oscar MASAMBA MANTEMO

D’autre part, le Conseil des Ministres a entendu le rapport du Ministre en charge de l’Education concernant les écoles identifiées pour la réhabilitation et la reconstruction grâce aux Fonds Spéciaux mis à la disposition des provinces par le gouvernement central. Cette phase concerne, au total, 40 écoles. D’autres écoles seront sélectionnées dans une deuxième phase pour leur réhabilitation et reconstruction. Egalement, le Conseil des Ministres a entendu et adopté le rapport fait par le Ministre de la Santé, relatif à la réfection, à l’équipement et à la reconstruction des Hôpitaux dans la Province.

Il faut signaler que le Conseil des Ministres s’est attardé sur la situation de la Régie Provincial d’Encadrement et de Recouvrement des Recettes de la Province, en sigle, REPERE. Le gouvernement a décidé la restructuration profonde de ce service public de la Province. Entre autres mesures prises à ce sujet, la REPERE comprendra 1 Directeur Général et 2 Directeurs Généraux Adjoints, l’un chargé des aspects Techniques et l’autre de l’Administration. Il y sera créé également 7 Directions. Cette restructuration vise à endiguer les fraudes et détournements des recettes, et donc à maximiser les recettes financières de la Province. Il a aussi décidé un accroissement important du pourcentage de rétrocession à la REPERE pour la rémunération de son personnel.

Enfin, le Conseil des Ministres a examiné et approuvé des Arrêtés de nominations de 5 Commissaires Provinciaux. Il s’agit, notamment, de M. Elie TSUMBU TSUMBU, Commissaire Provincial près le Gouverneur de Province chargé des Relations avec les Bailleurs de Fonds bilatéraux, multilatéraux et privés, du suivi des investissements et de la gestion des projets financés par les Bailleurs de  Fonds Bilatéraux, Multilatéraux et privés ; M. Simon MBOSO KIAMPUTU, Commissaire Provincial près le Gouverneur de Province chargé de la Planification Provinciale, de la mise en place du suivi de la Révolution de la Modernité ; M. Edouard KIAKU MBUTA, Commissaire Provincial près le Gouverneur de Province chargé de la Mobilisation des masses populaires, des Mouvements des Jeunes, et des Sports et Loisirs ; M. Louis-Blaise KIANGALA ne TULENTE, Commissaire Provincial chargé des Finances près le Ministre Provincial du Budget, de l’Economie, du Commerce, du Portefeuille, de l’Industrie et de la Classe Moyenne ; M. Félicien MBEDI ya KITEMBIDI, Commissaire Provincial près le Ministre de l’Administration Provinciale, de la Décentralisation, des Affaires Coutumières et de l’Ordre Public chargé du Recensement de la Population, des Problèmes de Migration, des Problèmes des frontières, des Relations avec les HCR et des Statistiques de la Population, des Statistiques de la Population, des Relations avec la CNR ( Commission Nationale des Réfugiés).

Dans le point relatif aux divers, le Conseil des Ministres a été informé des activités et questions soulevées par, respectivement, le Ministre en charge du Genre, et le Ministre en charge du Travail.

SIGNATURE DU PROTOCOLE D'ACCORD ENTRE LE BANC SYNDICAL DU SECTEUR DU TRANSPORT ROUTIER ET LES EMPLOYEURS DU TRANSPORT ROUTIER DU BAS-CONGO
allo!

Le gouvernement provincial a été très préoccupé par la situation qui a prévalu dans le secteur du transport routier. Beaucoup de concertations ont eu lieu. Le Gouverneur de Province Jacques Mbadu Nsitu s'est réellement impliqué pour que le tout baigne dans la l'huile. Il y a plus de peur que de mal. Au niveau du Bas-Congo, des efforts avaient consentis pour que des solutions urgentes soient trouvées. Le gouvernement national a donné le meilleur de lui-même afin que les camionneurs rentrent dans leurs droits selon les clauses des accords signés. De part et d'autre, les grévistes d'hier ont marché sur les œufs sans les casser. Tout se passant dans le calme et la quiétude quand bien même les grévistes auraient été, dans un premier temps, de marbre pour reprendre le travail. Ils avaient pleinement raison. Ils avaient réagi contre ce fameux entêtement de leurs patrons dont la plupart ont fléchi. Parce qu'ils ont compris que l'épée de Damoclès était suspendue sur leurs têtes.

Durant deux jours d'affilée, le Gouverneur du Bas-Congo, Jacques Mbadu Nsitu di Mavungu, a été au four et au moulin. Il a dû prendre langue avec les camionneurs des véhicules " poids lourds". La journée de samedi 2O avril, il l'a également consacrée au banc syndical du secteur du transport routier et les employeurs du transport routier du Bas-Congo. Il s'était agi de la négociation autour de la grève relative à l'application effective du protocole d'accord du 10 janvier dernier entre d'une part le gouvernement provincial, représenté par les Minsitres Provinciaux des Transports et Voies de Communication, des Relations avec l'Assemblée Provinciale et de la Cohésion Provinciale, de l'Education, de la Fonction Publique, du Travail, de la Prévoyance Sociale, de la Culture, des Arts, de la Nouvelle Citoyenneté, des Médias et Porte-parole du gouveremnt provincial. Et, d'autre part, le banc employeur des petites entreprises congolaises du secteur du transport routier du Bas-Congo, représenté par la Copemeco/Bas-Congo, la banc syndical ( Forc, Cdt, Action, Cgetco) représentant les chauffeurs et convoyeurs des petites entreprises congolaises du secteur du transport routier.

Des concertations entre les parties ci-haut désignées, relatives aux exigences de l'application des prescrits de l'accord général de pré-négaciation de 19 janvier 2013, il appert des difficultés avérées dans le chef des petites entreprises congolaises du secteur du transport routier ayant un charroi d'au plus cinqu (5) véhicules poids-lourds.

A l'issue des concertations, il a été convenu ce qui suit ; " Les employeurs s'engagent à régulariser leurs situations administrative et fiscale, vis-à-vis de l'Etat cngolais ainsi que leur affliation aux organisations patronales de leur choix et ce, endéans trois mois ; la situation salariale de leurs chauffeurs et convoyeurs conformément au protocole d'accord du 19 janvier 2013.

Pour ce faire, il leur est accordé : une période de six ( 6 ) mois pour taateindre et dépasser le premier palier de 200.000 Fc de salaire mensuel ( net à payer) pour le chauffeur routier et de 100.000 Fc de salaire mensuel ( net à payer ) pour son convoyeur ainsi que d'une prime, par voyage, de 20.000 Fc pour le chauffeur et de 10.000 Fc pour le convoyeur ; une période de douze (12) mois à dater de la signature du présent protocole pour atteindre et dépasser le seuil national qui est de 300.000 Fc de salaire net mensuel pour le chauffeur et 150.000 Fc de salaire net mensuel pour le convoyeur ainsi que d'une prime par voyage de 45.000 Fc pour le chauffeur et de 22.500 Fc pour le convoyeur.

Certes, la partie syndicale à lever la grève dès la signature du présent protocole d'accord. Le gouvernement provincial s'engage à garantir l'exécution de l'accord du présent protocole d'accord, les parties s'engagent à évaluer l'exécution de l'accord, tous les trois ( 3 ) mois. Les parties s'engagent à appliquer de bonne foi le présent protocole d'accord. Toute petite entreprise congolaise du secteur, même non signataire du présent protocole d'accord se doit, pour travailler dans le secteur, s'engage à respecter les termes du présent protocole sous peine des sanctions appropriées.

Auparavant, le Chef de l'Exécutif Provincial a motivé la signature de cet accord qui, du reste, a mis tout le monde d'accord. Dès le mois de juillet, il sera procédé à la première évaluation de l'application de ces accords. Il a demandé tout le monde à repecter les engagements pris. Avec tout ce qui vient d'être conclu, Jacques Mbadu Nsitu a dit que tout est bien qui finit bien. Un travail en synergie a été fait tant par le gouvernement provincial et le gouvernement central. (Luzolo N'zeka)

DE LA LEVEE
DE LA MESURE DE GREVE
DES CAMIONNEURS ET CONVOYEURS DES VEHICULES "POIDS LOURDS"!
un salut pour la circulation des biens
et des personnes
°   Cette grève a été ressentie dans tous les secteurs socio-économiques du pays
La République Démocratique du Congo dans le domaine des transports routiers «  Matadi-Kinshasa-Boma » s’expliquant par le statut portuaire de ces deux agglomérations du Bas-Congo a été soumise – si malheureusement – sur une mauvaise passe. Son économie a été bousculée. La grève des chauffeurs, des convoyeurs et mécaniciens, jugée de légitime, par le fait que ces derniers  ne pouvaient pas encaisser et gober l’entêtement des propriétaires des entreprises de transports routiers. Pendant que des engagements avaient paritairement  été signés dans le sens de mettre toutes les parties d’accord. Les « grévistes » ont pris leur temps. Ils ont patienté jusqu’à se mettre à genoux devant leurs «  patrons ». Ils croyaient avoir affaire à un patronat qui voulait les voir bénéficier des dividendes de leur sueur de chaque jour et de chaque nuit. Cette longue patience est passée de l’autre côté de la barre. Toute la communauté nationale a été ébranlée. L’économie congolaise à partir du Bas-Congo n’a pas été épargnée. Elle a perdu une bonne part de ses dividendes journaliers.

En un mot comme en dix, le gouvernement central s’est coupé en mille et un morceaux. Des concertations à chaud ont eu lieu au niveau de la capitale. Au finish, le gouvernement de la République avait pris les choses en mains pour remettre de l’ordre dans ce secteur. Des engagements avaient  été signés avec des dispositions qu’il fallait à tout prix respecter religieusement. Comme rien n’avait été fait en faveur des chauffeurs, convoyeurs et mécaniciens – employés dans des entreprises des transports routiers- et que cette attente était longue et anxieuse, ils s’étaient décidés résolument  et massivement d’abandonner leurs garages et parkings  pour pousser leurs «  patrons » à humaniser leurs comportements sur base des engagements pris. Cette solidarité des camionneurs a réussi. Personne n’a trahi. Tout le monde a regardé dans la même direction. Les autorités provinciales sous le mandat de Jacques Mbadu Nsitu di Mavungu se sont impliquées pour que les grévistes mettent du vin dans l’eau. Ils étaient de marbre. Le bar-dancing «  La Paillote » a été le forum des rencontres entre les autorités provinciales et les pacifiques manifestants. Tous les discours ne passaient pas. Mais il a été reconnu que ces grévistes avaient raison de monter sur leurs chevaux – surtout que tout était bien arrangé autour d’une même table.

En cette journée de vendredi 19 avril 2013, le ciel s’est éclairci ce, après que beaucoup d’eau ait coulé sous le pont. Le Gouverneur de Province, Jacques Mbadu Nsitu di Mavungu, a suspendu momentanément la première réunion du Conseil des Ministres. Il s’est rendu – une fois de plus – au bar-dancing «  La Paillote » pour s’entretenir avec tous ces chauffeurs. Il leur a apporté le message patriotique du 1er Ministre, Augustin Matata Ponyo Mapon. Le Chef de l’Exécutif Provincial a été compris. Sur une liste de quelque 25 sociétés de transport routier enregistrées  au sein du Ministère des Transports et Voies de Communication, 18 ont se sont mises en ordre par rapport aux engagements pris par leurs patrons. Pour le Président de l’iIntersyndical des Transporteurs Routiers, Tshikondji, qui a été au four et au moulin, son souhait le plus ardent est la gouvernement fasse un bon suivi afin d’éviter une certaine crise de confiance entre les gouvernants et les gouvernés.

Parlant au nom du Chef de l’Etat et celui du 1er Ministre, le Gouverneur de la Province du Bas-Congo a rassuré ses interlocuteurs sur l’implication du gouvernement central qui se soucie d’eux. D’ailleurs, le gouvernement central s’est engagé à taper du poing sur la table pour les rappeler à l’ordre dans le sens de respecter inconditionnellement les clauses des accords pris dans le cadre de l’humanisation et l’amélioration des conditions de travail de ses travailleurs congolais ayant choisi d’œuvrer dans ce secteur. L’ultimatum suit son cours normal. Des sanctions sévères seront prises conformément à la loi ce, en l’endroit de ces patrons qui ne se mettront pas en règle vis-à-vis des clauses ad hoc. Les chauffeurs et autres convoyeurs se doivent de s’encadrer mutuellement. Et, de laisser évoluer toutes les sociétés se sont déjà mises en ordre. Enfin, Jacques Mbadu Nsitu a félicité et remercié tous ces compatriotes chauffeurs pour la discipline dont ils avaient fait montre pendant toute cette période de grève. C’est un élan de patriotisme qui n’a laissé indifférente l’Autorité de Province. Un geste de reconnaissance a été posé en faveur de ces chauffeurs – tous réunis au bar-dancing «  La Paillote », propriété du gouvernorat, située dans la Commune de Matadi, dans les encablures du Camp Militaire Redjaf. «  D’un mal peut sortir un bien » a fait remarquer un chauffeur pour la raison que cette grève a permis au gouvernement central d’avoir la maîtrise numérique de toutes ces entreprises évoluant dans ce secteur routier. (Luzolo N'zeka)

INVESTITURE ET PROGRAMME DU GOUVERNEMENT PROVINCIAL
DU BAS-CONGO